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XV

COMMENT TOUT CELA FINIT


Maintenant, me voici bien près de la fin de tout cela, et je suis fort content d’y être arrivé, car j’ai commencé ce récit d’autrefois, le cœur léger, en me disant que cela me donnerait quelque occupation pendant les longs soirs d’été. Mais, chemin faisant, j’ai réveillé mille peines qui dormaient, mille chagrins à demi oubliés, si bien que j’ai à présent l’âme à vif, comme la peau d’un mouton mal tondu.

Si je m’en tire à bon port, je jure bien de ne jamais reprendre la plume ; car, en commençant, cela va tout seul, comme quand on descend dans un ruisseau dont la rive est en pente douce. Puis, avant que vous puissiez vous en apercevoir, vous mettez le pied dans