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gros chiffres, le numéro 72, en vrai écolier qu’il était.

Ce fut alors que nous entendîmes, derrière nous, un hourra d’encouragement, et que nous vîmes l’armée anglaise tout entière déborder par-dessus la crête des hauteurs et se répandre dans la vallée pour fondre sur ce qui restait de l’ennemi.

Les canons arrivèrent aussi en bondissant, à grand bruit, et notre cavalerie légère, — le peu qui en restait, — rivalisa sur la droite avec notre brigade.

Après cela, il n’y avait plus de bataille.

L’on marcha en avant sans rencontrer de résistance, et notre armée finit de se former en ligne sur le terrain même que les Français occupaient le matin.

Leurs canons étaient à nous ; leur infanterie réduite à une cohue qui s’éparpillait par tout le pays ; leur brave cavalerie se montra seule capable de conserver un peu d’ordre, et de quitter le champ de bataille sans se rompre.

Enfin, au moment même où la nuit venait, nos hommes, épuisés et affamés, purent re-