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Ce fut par les lèvres et par les conversations d’autres personnes que j’appris comment la grosse cavalerie avait fait des charges, comment elle avait enfoncé les fameux cuirassiers, comment elle fut hachée en morceaux avant d’avoir pu revenir.

C’est aussi par là que j’appris tout ce qui concerne les attaques successives, la fuite des Belges, la fermeté qu’avaient montrée Pack et Kempt.

Mais je puis, d’après ce que je sais par moi même, parler de ce que nous vîmes nous mêmes par les intervalles de la fumée et les moment d’accalmie de la fusillade, et c’est précisément cela que je vous raconterai.

Nous étions à la gauche de la ligne, et en réserve, car le duc craignait que Boney ne cherchât à nous tourner de ce côté, pour nous prendre par derrière, de sorte que nos trois régiments, ainsi qu’une autre brigade anglaise et les Hanovriens, avaient été postés là pour être prêts à tout hasard.

Il y avait aussi deux brigades de cavalerie légère, mais l’attaque des Français se faisait entièrement de front, si bien que la journée