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vous pensez bien, d’apprendre ce qui se passait, mais nous savions que ce que ferait le Duc, serait bien fait, ce qui finit par nous inspirer un peu de patience.

Le lendemain, la brigade resta à Hal, tout le matin, mais vers midi, un ordonnance arriva de la part du Duc, et nous avançâmes jusqu’à un petit village appelé Braine le je ne sais plus quoi.

Il n’était que temps, car un orage terrible fondit tout à coup sur nous, déversant des torrents d’eau qui changèrent tous les champs et tous les chemins en marais et bourbiers.

Dans ce village, les granges nous offrirent un abri, et nous y trouvâmes deux traînards, l’un faisait partie d’un régiment à jupon, l’autre était un homme de la légion allemande, et ils avaient à nous apprendre des nouvelles qui étaient aussi sombres que le temps.

Boney avait rossé les Prussiens la veille, et nos hommes avaient eu bien de la peine à tenir bon contre Ney : ils avaient pourtant fini par le battre.

Cela vous fait aujourd’hui l’effet d’une