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Je sortis au grand air sans dire un mot à mon père et je montai aux pâturages pour rafraîchir ma tête échauffée.

Lorsque je fus arrivé là-haut à Corriemuir, je pus jeter un dernier coup d’œil sur la cousine Edie.

Le petit cutter était resté à l’endroit où il avait jeté l’ancre, mais un canot s’en était détaché pour aller la prendre à terre.

À l’avant je vis voltiger quelque chose de rouge. Je savais qu’elle faisait ce signal au moyen de son châle.

Je vis ce canot atteindre le navire et ses passagers monter sur le pont.

Puis, l’ancre se releva et le navire fila droit vers le large.

Je vis encore la petite tache rouge sur le pont, et de Lapp debout près d’elle.

Ils pouvaient me voir aussi, car je me dessinais en plein sur le ciel.

Tous deux agitèrent longtemps les mains, mais ils y renoncèrent enfin, car ils n’obtinrent aucune réponse de moi.

Je restai là, debout, les bras croisés, plus grognon que je ne l’avais jamais été en ma