Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/136

Cette page a été validée par deux contributeurs.


C’était si singulier que je me déterminai à tirer l’affaire au clair.

Donc, malgré ma fatigue, je tournai le dos à la maison et me dirigeai d’un pas rapide vers la tour.

L’herbe monte jusqu’au bas même du mur, et mes pieds ne firent que peu de bruit jusqu’au moment où j’arrivai à l’arc coulant où se trouvait jadis l’entrée.

Je jetai un coup d’œil furtif dans l’intérieur.

C’était Bonaventure de Lapp qui était là, debout dans l’enceinte, et qui regardait par ce même trou où j’avais vu sa figure.

Il était tourné de profil par rapport à moi.

Évidemment il ne m’avait pas vu du tout, car il regardait de tous ses yeux dans la direction de West Inch.

Je fis un pas en avant. Mes pieds firent craquer les décombres de l’entrée. Il sursauta, fit demi tour et se trouva tourné vers moi.

Il n’était pas de ceux à qui on peut faire perdre contenance, et sa figure ne changea pas plus que s’il était là depuis un an à m’attendre. Mais il y avait dans l’expression de