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— N’en ris pas, Kolia. Certainement que j’ai peur. Mon père aura une grande colère. Tu sais qu’on me défend de sortir avec toi.

—  Ne t’inquiètes pas, il n’arrivera rien aujourd’hui… Bonjour, Natacha, cria-t-il à une marchande sous un auvent.

— Quelle Natacha suis-je pour toi ? Je suis Maria, s’écria d’une voix aigre la marchande, qui était encore assez jeune.

— C’est bien à toi d’être Maria. Adieu.

— Ah ! petits vauriens. Ils ne sortent pas seulement de terre qu’ils s’en mêlent aussi.

— Je n’ai pas le temps, je n’ai pas le temps aujourd’hui de causer avec toi, fit Kolia ; tu me diras cela dimanche prochain.