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consolerait pas, dit Smourov avec un soupir. Ne sais-tu pas que son père, le capitaine, lui a promis de lui apporter aujourd’hui un jeune chien, un chien de race à museau noir. Il pense que cela consolera Ilioucha, mais je n’en crois rien.

— Et comment va-t-il Ilioucha ?

— Il va mal, très mal. Je crois que c’est la phtisie. Il a bien toute sa raison, mais c’est la respiration ; il respire mal.

— Il a demandé l’autre jour qu’on le fît un peu marcher. On lui a mis ses bottines, et il a marché, mais il fléchissait à chaque pas. — Je te l’ai bien dit, papa, que mes bottines sont mauvaises. Déjà avant, j’y étais mal à l’aise. — Il croyait que c’étaient les bottines, mais c’était bien la faiblesse qui le faisait tomber. Il n’ira pas plus de huit jours. Le docteur Herzenschtubé le soigne