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les belles relations qu’elle possédait.

Agafia, la domestique des Krasotkine était au marché, et voilà comment Kolia eut, ce matin-là, la garde des « bambins », je veux dire du garçon et de la fillette du médecin.

Kolia n’avait pas peur de garder la maison. N’avait-il pas d’ailleurs avec lui Pérezvon, auquel il avait enjoint de se coucher « immobile » dans l’entrée. Et le bon chien restait là, osant à peine remuer la queue quand son maître passait d’une pièce dans une autre, et semblant implorer des yeux un sifflement qui l’eût délivré, mais qui ne se faisait pas entendre.

Kolia regardait Pérezvon d’un œil sévère, et le chien obéissait, se raidissant dans son immobilité.

Kolia s’inquiétait seulement des bambins. Il considérait avec un mépris profond l’accident qui arrivait à Katérina,