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la main au capitaine, avait déjà montré qu’il avait l’habitude du monde.

Avant toute chose, il s’était adressé à la femme du capitaine, assise dans son fauteuil. (Elle était justement en ce moment mécontente de ce que les enfants, en entourant le lit, l’empêchassent de voir le petit chien). Kolia s’inclina donc fort poliment devant elle, puis se tournant vers la seconde dame, Ninotchka, la salua de même.

Une telle politesse impressionna la mère très agréablement.

— Voilà, dit-elle en gesticulant, où l’on voit tout de suite un jeune homme bien élevé. Ce n’est pas comme vous autres qui entrez à cheval l’un sur l’autre.

— Comment cela, maman, l’un sur l’autre ? dit le capitaine d’une voix tendre, mais redoutant un peu une sortie de la « maman ».

— Mais tout simplement à cheval,