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considérait ses jeunes hôtes avec une sorte de vénération, les recevait de son mieux, toujours prêt à les faire monter sur son dos. Il avait même commencé ce jeu, mais cela n’avait pas plu à Ilioucha ; il achetait en revanche toutes sortes de friandises, des noisettes, des gâteaux, du thé, des tartines, etc. L’argent ne lui manquait plus. Il le tenait de Katérina Ivanovna, qui, comme on sait, avait été cruellement émotionnée de la conduite aussi injuste qu’indigne de son fiancé et avait voulu la réparer dans la mesure du possible en soulageant la misère de la famille Sneguirev.

Mais ce ne fut que lorsque le capitaine craignit sérieusement pour la vie de son fils qu’il se décida à accepter un premier secours.

Katérina Ivanovna ayant appris par la suite dans quelles circonstances Ilioucha était tombé malade vint rendre