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nuages s’en vont et de nouveau c’est notre musique. Avant, quand nous étions militaires, il venait chez nous beaucoup de monde. Je ne vous dis pas cela, petit père, à propos de cette affaire. Qui aime quelqu’un, qu’il l’aime ! La femme du diacre est alors venue chez nous et dit : « Alexandre Alexandrovitch est une bonne âme, mais Anastasia Pétrovna, qu’elle dit, est un rejeton de l’enfer. » — Eh bien ! lui répondis-je, c’est suivant la façon qu’on estime quelqu’un. Quant à toi, tu es petite, mais tu sens bien mauvais. « Et toi, me répond-elle, tu dois rester dans l’obéissance. » — Ah ! toi, vaurienne, à qui es-tu venue donner des leçons ? « Moi, qu’elle dit, j’aspire de l’air pur et toi de l’air empesté. » — Demande donc alors, que je lui réponds, à tous les officiers si c’est moi ou une autre qui a de l’air impur ? Et depuis ce temps-là,