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Lorsque Kolia commença à aller à l’école et plus tard au collège, sa mère voulut aussi apprendre toutes les sciences pour l’aider, et elle répétait ses leçons avec lui. Elle faisait connaissance avec les professeurs de son fils, voyait leurs femmes, caressait ses camarades et faisait mille courbettes pour qu’on fût doux avec lui, pour qu’on ne battit pas son Kolia.

Le résultat de tout cela fut que les camarades se moquèrent tout à fait de Kolia, et qu’ils le taquinaient souvent en lui disant qu’il était bien sous les jupons de sa mère.

Le gamin, heureusement, sut se faire respecter. C’était un enfant qui avait de l’aplomb, était « terriblement fort », et il eut bientôt cette réputation dans l’école ; avec cela, adroit, entêté, d’un caractère audacieux et entreprenant.

C’était un bon élève, et l’on disait