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presque certain, et sans savoir pourquoi.

Il n’eut pas beaucoup de peine à trouver dans la rue Oziornaia la maison de la dame Kalmykov.

C’était une vieille maisonnette qui penchait un peu de côté, avec un seul étage et trois fenêtres seulement sur la rue. La cour de la maison était sale, et il y avait dans cette cour une vache qu’on laissait là toute seule. De la cour on passait dans un vestibule ; à gauche s’ouvrait la porte du logis de la vieille propriétaire, qui y habitait avec sa fille, déjà vieille aussi. Je crois que toutes deux étaient sourdes.

Quand Alexey eut demandé la demeure du capitaine et eut répété plusieurs fois sa question, l’une d’elles comprit enfin qu’on demandait son locataire et désigna la porte en face, qui conduisait dans une izba, car ce n’était qu’une simple izba que l’appartement du capitaine.