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XI

un grand étonnement


— Mon oncle ! m’écriai-je. Enfin !

— Mon ami, j’avais aussi grande hâte de te voir. Laisse-moi en finir avec Vidopliassov et nous pourrons causer. J’ai beaucoup à te dire.

— Comment ? Encore Vidopliassov ! Mais renvoyez-le !

— Patiente cinq ou dix minutes, Serge et je suis à toi. C’est une petite affaire à régler.

— Mais il vous importune avec toutes ses bêtises ! fis-je, très mécontent.

— Que te dire, mon ami ? Certainement que le moment est assez mal choisi pour venir m’ennuyer avec de telles bêtises... Voyons, Grigori, comme si tu ne pouvais pas choisir une autre occasion pour me faire tes plaintes ! Qu’y puis-je ? Aie au moins pitié de moi ! Vous m’éreintez, tous tant que vous êtes ! Je n’en peux plus, Serge !