Page:Dostoïevski - Carnet d’un inconnu 1906.djvu/183

Cette page a été validée par deux contributeurs.



— Moi ?

— Il a envoyé chercher Foma Fomitch... Nos beaux jours sont passés ! ajouta-t-il en poussant un profond soupir.

— Chercher Foma Fomitch ? Hum ! Et où est Madame ?

— Elle est en syncope, dans son appartement. Elle est sans connaissance et elle pleure.

En causant ainsi, nous arrivâmes à la terrasse. Il faisait presque nuit. Mon oncle était en train d’arpenter à grands pas la salle où avait eu lieu mon engagement avec Foma Fomitch. Des bougies allumées étaient posées sur les tables. À ma vue, il s’élança vers moi et me pressa les mains avec force. Il était pâle et haletant ; ses mains tremblaient et, par intervalles, un frémissement nerveux lui parcourait tout le corps.