Page:Documents relatifs à l’extension des limites de Paris.djvu/47

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

détails administratifs que les règlements leur confient. Quoi qu’il en soit, je n’ai encore reçu et je n’ai d’ailleurs à mettre sous vos yeux, en Conseil municipal, que les dires recueillis dans les enquêtes faites à Paris.

Dois-je arrêter votre attention, Messieurs, sur quelques-uns de ces dires, qui se rapportent aux numéros des arrondissements ? Plusieurs personnes voudraient que l’ordre des numéros suivit le cours du fleuve, selon le système adopté pour les rues. Il en est une qui propose de se conformer au cours du soleil !

L’Administration a cru devoir attribuer le premier numéro à l’arrondissement où se trouve la résidence impériale des Tuileries, le second à celui qui renferme l’Hôtel de Ville, et elle a suivi, pour les autres, des lignes allant de gauche à droite parallèlement au fleuve, mais en sens inverse de son cours. Peut-être son système gagnerait-il à un échange de numéros entre les 10e et 12e arrondissements et entre les 18e et 20e. Vous en jugerez.

Je me tiens prêt à placer sous les yeux du Conseil municipal tous les éléments de la division soumise à l’enquête, et à le mettre ainsi à même de proposer les rectifications dont ce travail pourrait lui paraître susceptible.

Vous trouverez, Messieurs, dans les pièces de l’enquête, des observations présentées par quelques personnes qui sont domiciliées à Paris, mais qui, ayant des intérêts industriels ou autres dans la zone suburbaine, réclament au nom de ces intérêts. Leurs dires doivent être joints évidemment à ceux de même nature qu’ont formulés des habitants de la banlieue, et qui seront soumis à la Commission départementale pour être simultanément examinés. Ils ne se rapportent point, en effet, aux questions sur lesquelles vous avez à exprimer un avis, en qualité de membres du Conseil municipal de la commune actuelle de Paris.


V.


Vous le voyez, Messieurs, l’enquête faite à Paris n’a révélé aucun problème de quelque importance. Personne, en effet, n’y a touché le point qui mérite cependant, au premier chef, votre sollicitude, c’est-à-dire l’état futur des dépenses et des ressources de la Ville. M. le Ministre de l’Intérieur l’avait signalé. Il était, à coup sûr, l’objet de vos préoccupations, toutes les fois que l’éventualité d’une extension de la ville se présentait à vos esprits. Mais je n’ai rien voulu vous dissi-