Page:Dierx - Œuvres complètes, Lemerre, II.djvu/116

Cette page n’a pas encore été corrigée

106 LES AMANTS

Puisque l’affreux réveil d’un beau songe nous tue,
Vous tous, rêveurs charmés qui gémirez demain !
S’il vous faut un amour, aimez une statue
Sans demander aux Dieux de remuer sa main !

S’il faut pour être heureux caresser quelque rêve,
De celui-là du moins on ne s’éveille pas
Transpercé d’un rayon comme du froid d’un glaive ;
Et peut-être on l’embrasse au delà du trépas !