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« Les affreuses saturnales de la révolution… n’ont enrichi que certains particuliers, rapaces comme vous

« Vous, incomparable M. Dessaulles, qui désirez prendre de l’embonpoint en mangeant le bien d’autrui, vous ne jappez contre l’Église… que pour voir enfin vos grossiers désirs accomplis.

« On ne peut s’empêcher de lever les épaules de dégoût quand on vous entend dire avec tout l’aplomb que donnent l’ignorance crasse, la mauvaise foi et l’impiété sans vergogne, que jamais la rapacité du clergé n’a connu de bornes…

« Tartuffe incarné !

« Ô bêtise humaine !

« On ne saurait reconnaître dans votre chétif individu qu’un pauvre sire travaillé d’une maladie de cervelle et qui grignote les saletés (je suppose le mot, car il est passé dans la brochure) de l’Institut.

« Vous avouerez, M. Dessaulles, si toutefois il y a dans votre cervelle quelque fissure qui permette au bon sens d’y pénétrer… Cependant, tout balourd fieffé que vous êtes…

« À la page 91 de votre abominable pamphlet… vous laissez couler de votre plume ces paroles grossières, mensongères et boueuses…

« Il faut être un étourneau de votre espèce pour parler avec cette outrecuidance.

« Vous possédez l’histoire ecclésiastique comme vous possédez le français, la grammaire et la syntaxe ; c’est-à-dire que vous n’en savez rien du tout. D’une ignorance fabuleuse, vous singez l’érudit.

« Ce qui vous accuse non-seulement d’ignorance, mais d’imbécillité peu commune, c’est que vous faites les auteurs que vous citez plus bêtes qu’ils ne sont.

« Cette rage satanique qui vous pousse à vous ruer, comme un Vandale ivre, sur tout ce qui tend à brider vos passions, et surtout votre immense orgueil…

« Peut-être, cependant, que la bêtise vous excusera devant Dieu.

« Quelqu’un… a trouvé que votre honorable individualité exprimait une valeur numérique égale à la millième partie de l’échine de la bête de l’Apocalypse y compris un petit bout de la queue.

« Vous n’avez pas assez d’esprit pour donner quelque vraisemblance à vos mensonges.

« Il faut-être ignorant comme on l’est à notre époque pour avoir inventé cette bêtise de la souveraineté du peuple.

« Partout où vos pareils ont réussi à se rendre maîtres de l’éducation de la jeunesse il s’est échappé des flancs maudits de leurs institutions une engeance stupide et féroce qui n’a su que se gorger de sang et se vautrer dans la plus hideuse de toutes les fanges.

« Pour vous M. Dessaulles, qui saisissez d’autant moins les choses qu’elles sont plus intelligibles…

« Tous vos écrits ne donneraient pas au récipient la millième partie d’une once de sens-commun.

« Vous accumulez injures sur injures, calomnies sur calomnies ; vous entassez ordures sur ordures… Vous traitez le Pape, les Évêques, les prêtres et les religieuses, de fainéants et de misérables. Et puis après avoir sali de votre bave immonde tout ce qu’il y a de plus sacré sur la terre, vous venez prêcher la charité chrétienne ! Est-ce donc ainsi qu’on procède quand on est autre chose qu’un Tartuffe raffiné ? Quand donc un seul jet de pure lumière pénètrera-t-il dans votre esprit dépravé, et vous fera-t-il au moins soupçonner que tous vos écrits ne sont qu’un verbiage incohérent, un radotage sacrilège !

Chétif putois ! vous tentez d’imprégner l’Église de votre odeur de putréfaction.

« On sait d’avance ce que votre haine et la dépravation de votre esprit peuvent exagérer et inventer en pareille matière ; mais ce qu’on ne comprend pas, c’est que, nourrissant dans la boue de votre cœur d’aussi criminels desseins, vous ne cessez de vous vanter de modération, de justice et de charité.

« Aveuglé par les émanations impures du fruit de l’abyme, vous n’écrivez qu’en haine de la vérité révélée. Vos reproches… ont pour but de salir et d’étouffer dans la boue ceux à qui ils s’adressent.

« Votre second pamphlet n’est que la folle à cheval sur l’absurde.

« Ce qui montre on ne peut mieux votre phénoménale ignorance de tout ce dont vous parlez…

« Vous qui ne savez que vomir de très grossiers outrages à l’adresse de tout ce qu’il y a de plus vénérable…

« L’Évangile défend même de saluer les hommes de votre espèce.

« La conclusion à tirer… c’est que je n’ai rien exagéré en affirmant que cinquante paires de bœufs ne porteraient pas les bévues et les énormités que votre brochure contient. Vous êtes un ignorant fieffé ! !


Voici maintenant quelques-unes des aménités du Piquefort.


« Écrivailleur sans style ni grammaire…

« Il ne sait ni la grammaire, ni la littérature, ni l’histoire, ni autre chose ! C’est un énergumène, voilà tout ! C’est une intelligence incomplète !

« M. Dessaulles est la poissarde de l’Institut Canadien… Constatons la profondeur de son aberration intellectuelle et morale.

« Oui, l’énergumène s’est choisi pour ennemie l’Église catholique.

« Ces hommes (Peyrat, Michelet, Quinet, Vacherot) n’ont pas (comme lui) le ridicule de l’incapacité totale.

« M. Dessaulles est de la race des traîtres et des sots ; pamphlétaire haineux et menteur…

« C’est au service du mensonge que M. Dessaulles a engagé sa parole… Où donc a-t-il puisé ce goût pour le mensonge ?

« On ne saurait concevoir une haine plus invétérée et plus stupide en même temps. C’est le premier canadien-français qui, à la honte de notre race, soit arrivé à cet excès, voisin de la démence.

« Tous ses écrits sont des explosions de cette haine…

« Le jargon qu’il a fait entendre a révélé toute son ignorance des belles-lettres.

« La postérité sera sévère à l’égard de ce pygmée qui passe sa vie à diffamer le catholicisme et à réhabiliter les scélérats.

« Quel bagage littéraire ! Et que cet homme nous fait pitié. Il n’y a dans tout ce fatras ni esprit, ni science, ni style. Un seul mot peut qualifier justement cet entassement d’inepties et de mensonges, c’est plat.

« M. Dessaulles se perd dans la fange, la fange du dénigrement et du mensonge.

« M. Dessaulles a le caractère distinctif des vrais hypocrites. »


J’en laisse et des meilleures.

Voilà l’intelligente espèce qui vient donner aux autres des leçons de style !

Voilà le bon ton de cette sainte cohorte toute imprégnée de bons principes !

Voilà comme les zélés défenseurs de la religion se montrent pleins de sa mansuétude et de sa charité !

Voilà l’école ultramontaine locale dans tout l’éclat de sa science et de sa vertu !

Voilà les saintes gens qui s’affirment être selon le cœur de Jésus ! Quelle race, Grand Dieu ! Ces marchands de religion en sont la plaie au lieu de la défendre.

Combien ce religieux pamphlet va grandir la réputation du clergé canadien à l’étranger, et donner une haute idée de l’instruction qu’il reçoit ! !

On n’a pas indiqué une seule erreur de fait, une seule citation inexacte dans mes brochures. On n’a pas osé aborder cela ! Comme je l’avais annoncé d’avance on ne m’a pas dérangé d’une ligne sur ce que j’ai dit. Et c’est précisément parce que l’on sentait ne le pouvoir faire que l’on me traite de valet mal appris, de superbe idiot, de sot, d’imbécile, de bête, de balourd fieffé, de cuistre, de stupide menteur, de Tartuffe incarné, de misérable impie, de pamphlétaire haineux, de blasphémateur stupide, de défenseur des scélérats, d’énergumène, d’ignorant fieffé, de calomniateur insigne, de chétif putois, et enfin de poissarde ! !

Voilà les raisonnements que l’on m’a servis, probablement parceque ce sont les seuls qui soient à la hauteur de l’esprit de la sainte espèce ! On a aussi audacieusement falsifié ce que j’ai dit, probablement pour faire plaisir à la religion.

Ces hommes ont-ils vraiment espéré que je descendrais jusqu’à eux ? Je suis sûr que le public éclairé me désapprouverait de le faire. S’ils s’étaient nommés, auraient-ils pu descendre à pareille grossièreté d’expression ? Il est bien évident que c’est pour n’être pas retenus par les lois de la décence qu’ils ont gardé l’anonyme. Ils ont calculé que ne pouvant, moi, parler comme eux sous mon nom, ils auraient le dernier mot. « Plus nous l’insulterons moins il pourra répondre ! »… Voilà l’honnête calcul de l’honnête engeance ! Je laisse volontiers au public l’appréciation de cette tactique de tripot.

D’ailleurs je ne puis me sentir insulté par ces saletés !

Même si ces honteux anonymes s’é-