Page:Dessaulles - La guerre américaine, son origine et ses vraies causes, 1865.djvu/386

Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 388 —

conséquemment les habitudes d’ivrognerie et de jeu, traînant à leur suite l’escroquerie et l’assassinat ! ! Et les Monsieurs du Sud, qui tous abhorraient la liberté, à l’exception de celle qui leur permettait de tout avilir et dégrader autour d’eux, trouvaient du dernier étrange que l’on osât leur disputer la possession de territoires auxquels ils avaient solennellement renoncé, et où leur seule présence constituait non-seulement un envahissement des droits du Nord, mais aussi la violation des droits les plus sacrés de l’humanité !

Voilà cette chevalerie qui a trouvé des sympathies parmi nous !

Le chancelier Harper, de la Caroline du Sud, dans une communication adressée au Southern litterary Messenger, disait :

« Feriez-vous du bien à un cheval, à un bœuf, en cultivant son intelligence et en lui inspirant des sentiments élevés ?

« Du moment que le travailleur à l’orgueil, les connaissances et les aspirations d’un homme libre, il cesse d’être propre à sa situation.

« Puisqu’il est un travail servile et sordide à exécuter, ne vaut-il pas mieux l’im-