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et comme ceux-ci s’étaient donné quelques minutes d’amusements, ils crurent devoir payer leur plaisir et remboursèrent $1200, valeur de l’esclave, à son propriétaire. Voilà bien l’aveu du meurtre, et pourtant ils ne furent pas même inquiétés ! Un nègre brûlé vif pour s’amuser… il fallait être abolitionniste pour trouver cela un peu leste ! !

Mais les admirateurs de l’esclavage oublient une chose à propos de la loi qu’ils nous citent pour excuser le système. Il est bien vrai que cette loi assimile la correction de l’esclave à celle de l’enfant ; mais la correction que l’on peut infliger à un enfant est parfaitement définie sous tous les codes ; on sait jusqu’où on peut aller : la loi commune ne laisse lieu à aucun doute raisonnable là-dessus, et toute correction exagérée est punissable par voie d’indictement. Cela existe dans tous les pays civilisés.

Mais pour l’esclave, y a-t-il une limite d’assignée au nombre de coups qu’il peut recevoir ? La loi désigne-t-elle les instruments dont on se servira, ceux dont on ne pourra pas se servir ? Au contraire, le maître peut, là-dessus, faire tout ce qu’il veut et comme il le veut. S’il ordonne 300, 500