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l’ancienne flèche centrale, fixe au XIIIe siècle, de la manière la plus précise, la date de la construction de la charpente aussi bien que celle de ce campanile. La couverture se compose de 1236 tables de plomb, dont chacune a 10 pieds de longueur sur 3 de large, et dont le poids total est évalué à 420,240 livres. La flèche, aussi couverte en plomb, avait 104 pieds depuis le faitage du comble jusqu’au coq placé à l’extrémité de la croix. Elle menaçait ruine en 1792 ; on la détruisit peu de temps après. La vue que nous publions des bâtiments de l’évêché représente la flèche encore debout et peut donner une idée de l’heureux effet qu’elle produisait pour rompre la longue ligne du comble.

Notre gravure de la façade occidentale de Notre-Dame la montre complétement restaurée, avec toutes ses statues remises en place, d’après le projet communiqué par les architectes. La gravure de l’élévation méridionale rétablit également la décoration des chapelles et des contre-forts, dans l’état où elle reparaîtra d’ici à quelques mois. Nous avons réédifié la flèche, dont la restitution semble définitivement arrêtée. Nos lecteurs pourront juger, d’après notre planche, de la disposition des bâtiments de la sacristie neuve avec la vieille cathédrale. Quand on a vu, comme nous, la sacristie que Soufflot avait adaptée aux chapelles du chœur, et qui les écrasait de sa pesanteur, on apprécie bien mieux encore tout ce que l’aspect extérieur de Notre-Dame a gagné depuis la construction de la sacristie nouvelle. L’Administration des cultes a généreusement accepté tous les sacrifices pour que cet accessoire indispensable de la cathédrale fût amené à perfection[1].

  1. Le Dictionnaire raisonné d’Architecture de M. Viollet-le-Duc examine successivement tous les détails de la construction de