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MARCELINE DESBORDES-VALMORE

fants plaintive, qu’elle apparaît à Monselet, au bout de sa Lorgnette littéraire.

Mme Desbordes-Valmore a joué pendant quelque temps la comédie en province ; elle y était insuffisante. Le rôle de muse lui convient mieux. Elle n’a pas de rivale pour faire parler l’en fanée, et ses vers naissent vraiment du cœur.


Jugement léger, que les auteurs d’Anthologies ont malheureusement accrédité en se repassant jusqu’à satiété L’écolier

Un tout petit enfant s’en allait à l’école…

et l’Oreiller dune petite fille.

Cher petit oreiller doux et chaud sous ma tête…


Sans plus.

Mme Valmore souffrait de s’émietter comme un pain de ménage. Elle écrivait un jour à Mme Tastu, autre ouvrière de lettres :

Je fais comme je peux de la pénible prose, pour n’être pas tout à fait inutile ou nuisible à ma chère famille. Mais que cela me donne de mal, et que je regrette mes pauvres petites chansons qui m’aidaient à endormir mon cœur !

À Caroline Branchu :

Je fais des nouvelles pour payer les dettes que j’ai amassées sur ma tête.