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Page:Des Essarts - Les Voyages de l’esprit, 1869.djvu/69

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Elim Metcherski pour admettre Polonius ? Éloigner Mme Colet pour introduire Mme Ackermann ? Enfin Edgar Quinet, Boulay Paty, Roger de Beauvoir, Adolphe Dumas, Autran, Alfred des Essarts, de SaintFélix, Laurent Pichat, A. Robert, Maxime Du Camp, et d’autres encore que je pourrais nommer, ont assez fait leurs preuves pour que leur absence ne compte pas à leur détriment. Des omissions bizarres et inexplicables, voilà ce que nous reprochons à ce beau livre. Mais, ces réserves faites, nous ne pouvons que louer l’esprit et l’intention de l’ouvrage, la magistrale beauté de l’introduction qui le précède, les mérites non moins précieux des notices éparses, le continuel attrait de cette histoire littéraire animée. Deux grands faits sont à jamais prouvés : la fécondité lyrique de la France, la perpétuité du génie poétique de notre pays. Cest à l’anthologie française que le public devra cette révélation, car c’est là seulement qu’il trouvera en pleine lumière la plupart de ceux qui, venant à leur heure comme suscités par le dieu de l’Imprévu, ont, pendant quatre siècles, fait resplendir autour de notre poésie la jeunesse éternelle et l’éternelle nouveauté.