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Page:Des Essarts - Les Voyages de l’esprit, 1869.djvu/58

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le jeune roman nous désigne Cherbuliez, Malot, Claretie, Droz, Dépret, Magnard, Daudet, Joliet, Cladel ; quand le vrai journalisme nous offre les noms loyaux et sympathiques de Ranc, de Sarcey, de Fouquier, de Mario-Proth, d’Yriarte, de Dusolier, de Coligny, de Maret, dJAssollant ; quand sur le noble terrain de la philosophie s’engagent à armes courtoises les luttes des Littré, des Vacherot, des Taine, des Caro, des Ravaisson, des Renouvier, des Janet, des André Lefèvre ; quand enfin toute une nouvelle poésie jaillit et s’élance avec Cazalis, Renaud, Mendès, Sully-Prudhomme, Dierx, Verlaine, Coppée, Mérat, de Ricard, Lafenestre ! Il suffit de réagir par une fervente application à relever le goût public, à ennoblir l’imagination des lecteurs. Il est temps encore de « populariser l’amour du Beau ». Que notre idéal d’une France athénienne, intelligente et libre, que cet idéal fidèlement aimé, sévèrement poursuivi, nous serve de signe de ralliement. « ln hoc signo vincemus ! »