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Page:Des Essarts - Les Voyages de l’esprit, 1869.djvu/170

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FREDERIC MISTRAL.

CALENDAL.

On n’a pas souvent la bonne fortune d’annoncer et de faire connaître aux lecteurs un poëme longuement élaboré, composé longuement, œuvre de patience et d’inspiration à la fois presque unique de nos jours. Avoir donné huit ans à une œuvre pour l’amener autant que possible à la perfection, voilà de la part de Frédéric Mistral un témoignage pour l’art qui, dès l’abord, ne saurait trouver indifférent le public auquel nous nous adressons. A ce titre seul, Calendal mériterait les honneurs d’une attention spéciale, n’eût-il pas pour le recommander le nom de son auteur, ce nom désigné par Mireille à l’estime et à la sympathie des lettrés.

Comme il fut franc, rapide, contagieux, ce succès de Mireille ! Critiques, académie, petite presse, idéalistes et réalistes, tous se laissèrent ravir dans une