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––––––Je te recommande ma mère,
––––––Adoucis sa douleur amère.

MARIELLE.
––––––Je le promets… mais parlons bas ;
––––––Il faut partir, allons, ne tardons pas !
ENSEMBLE.
––––––Partons, partons, allons, ne tardons pas !

(Ils sortent par la gauche.)


Scène XI.


LA MÈRE FLOUQUET, entrant par la droite, une chandelle à la main.

Là ! tout est prêt pour le mariage… Allons maintenant au-devant du municipal… C’est un brave homme que le sergent Raymond… mais je ne suis pas fâchée qu’il nous ait laissé notre chambre libre… c’est la seule qui soit présentable dans c’te maison… et nous n’aurions pas pu signer le contrat devant lui… Ah ! c’est égal… ce mariage-là me chagrine… je vois bien que ma petite Marielle se sacrifie pour moi.


Scène XII.

LA MÈRE FLOUQUET, RAYMOND.



RAYMOND, en dehors.

Ma foi, mes enfans, il y a force majeure… à demain… au petit jour… (Il entre.)


LA MÈRE FLOUQUET.

Eh ! mais… comment c’est vous, sergent ?


RAYMOND.

Oui, la mère, c’est encore moi.. Le torrent a emporté le petit pont… pas moyen de passer… Tenez, je suis trempé comme une soupe aux choux.


LA MÈRE FLOUQUET, à part.

Comment ferons-nous ?.. Quel embarras !..


RAYMOND.

Mais, vous avez un air tout drôle, maman Flouquet…. est-ce que mon retour vous taquine ?


LA MÈRE FLOUQUET.

Ben du contraire… Mais, c’est que, voyez-vous…


RAYMOND.

Dam ! faudrait le dire…


LA MÈRE FLOUQUET.

Eh ! ben, je vas vous parler franchement ; c’est que nous avion disposé de cette chambre, pour ce soir…