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Page:De Forges, de Leuven, Roch - L'alcôve.pdf/13

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––––––––Sans crainte et sans réplique,
––––––––––––Marchons,
––––––––En vain l’étranger s’démèn’ra,
––––––––S’il veut causer, on causera…
–––––––––––Et voilà !

TOUS, en chœur.
––––––––En vain l’étranger, etc.

RAYMOND.
––––––––Les tyrans et leur clique,
––––––––––––Oui dà,
––––––––Voudraient nous fair’ la nique,
––––––––––––Halte-là ;
––––––––Beaux seigneurs, on vous répondra,
––––––––Notr’ poudre à canon vous calm’ra,
–––––––––––Et voila !

TOUS.
––––––––Beaux seigneurs, etc.

RAYMOND.
––––––––Quand la guerr’s’ra finie,
––––––––––––Brav’ment,
––––––––Nous r’verrons notr’ patrie
––––––––––––Viv’ment ;
––––––––Alors, le bon vin dansera,
––––––––La fillette on la calin’ra,
–––––––––––Et voilà !

TOUS.
––––––––Alors le bon vin, etc.

LA MÈRE FLOUQUET.

Toujour s gai, l’ citoyen Raymond.


RAYMOND.

Toujours, la bonne mère… toujours… Je ne suis pas comme ces jeunes imberbes, qui quittent le pays pour la première fois… ça pleure comme des demoiselles… Mais, quand une fois ça vous aura senti l’odeur de la poudre, et assisté à une petite bataille…


VIGOUREUX.

Vous croyez donc, sergent, que ça vaut la peine d’être vu, une bataille ?…


RAYMOND.

Je t’en réponds.

Air : Du Serment (Auber).
–––––––––Un jour de bataille
–––––––––Est un jour si beau,
–––––––––Bravant la mitraille,
–––––––––On suit son drapeau…
–––––––––On part bien ingambe,
–––––––––Mais souvent l’bonheur