Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/92

Cette page a été validée par deux contributeurs.
92
Les aventures de Perrine et de Charlot

marie-madeleine, avec une moue.

Grand’mère vous devinez toujours !

(Puis l’embrassant avec vivacité.)

Mais vous êtes une délicieuse bonne-maman ! À vous on dit tout avec plaisir. Vos yeux sourient, même lorsque vous grondez.


catherine de cordé

Flatteuse ! Tout cela ne m’apprend nullement ce qui vous rend toutes trois si jolies et si roses. En votre qualité d’aînée, Marie, prenez la parole ?


marie le neuf, avec un léger embarras.

Madame, Louise et moi ne saurions narrer notre récit avec la grâce qu’y mettra Marie-Madeleine.


louise couillard

En effet, Madame, Marie a raison.

La jeune fille paraît fort intimidée. Elle attire Perrine sur ses genoux et dissimule sa figure sous les boucles blondes de la fillette.


marie-madeleine, moqueuse.

Oh ! quelle modestie, Mesdemoiselles !… Voici, grand’mère. Nous cheminions toutes trois vers votre demeure en causant gaiement. Nous venions vous rendre visite, et aussi, vous prier de nous céder Julien pour quelques courses chez des sauvages malades. En voici la preuve.

(elle désigne deux paniers de provisions placés à ses côtés.)

Nous cheminions…

(Sa voix se fait plaisamment solennelle.)
lorsque dans la clairière qui environne la maison de Madame Hubou nous nous trouvons en présence de trois jeunes hommes… trois beaux jeunes hommes, il faut dire la vérité, grand’mère.