Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/86

Cette page a été validée par deux contributeurs.
86
Les aventures de Perrine et de Charlot

heure et me la consacrer ? Nous monterions sous votre escorte, ma belle-fille et moi, jusqu’au fort Saint-Louis. M. de Courpon doit y être.


jean bourdon, s’inclinant.

Je suis à vos ordres, Madame.


madame de repentigny, à Jean Bourdon avec un sourire.

Cette bonne grand’maman nous prépare une douce surprise. Sa physionomie la trahit.


catherine de cordé

Tut, tut, Marie. Sornettes que tout cela ! Partons.

Une heure plus tard, Catherine de Cordé et Jean Bourdon sont de retour. La figure de l’aïeule resplendit. Le succès, évidemment, a dépassé ses espérances. Elle se glisse un peu lasse sur le banc. Julien et les enfants y sont demeurés. Aucun d’eux ne bouge. Charlot, épuisé par sa crise de larmes, s’est endormi sur l’épaule du matelot. Une de ses mains, toute crispée, tient encore fermement le col de Julien. Perrine tresse en soupirant une couronne de feuillage.


catherine de cordé, à Julien en lui faisant signe de ne pas changer de position.
Julien, j’ai quelque chose d’important à vous communiquer. Vous changez de maître et de situation, mon ami, à partir de ce moment. Désormais, vous êtes à mon service et à celui de M. l’ingénieur. N’est-ce pas, M. de Saint-Jean ?
(Jean Bourdon fait signe que oui.)

julien l’idiot, inquiet.

Je ne comprends pas, Madame. Qu’est-ce qu’il a dit mon capitaine ? C’est lui qui commande, Madame. Pas d’autres.