Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/60

Cette page a été validée par deux contributeurs.
60
Les aventures de Perrine et de Charlot

À son bras s’appuie Mme Catherine de Cordé, mère des MM. Le Gardeur. À quelque distance, quatre jolis enfants suivent discrètement : Catherine et Jean-Baptiste de Repentigny, Anne du Hérisson, Marie de la Poterie. Leurs physionomies rayonnent. Une belle promesse vient d’être faite : celle de soigner et de distraire deux nouveaux petits compagnons.


m. de courpon, les regardant tous avec attendrissement

Vous pouvez sans crainte, maintenant, vous rapprocher de nos jeunes fugitifs. L’isolement et la peur ont été cause de tout. L’indisposition de l’enfant n’a rien de grave.


catherine de cordé

Ces orphelins sont mes protégés dorénavant, capitaine. À titre d’aïeule, j’ai réclamé et obtenu le droit de les installer près de moi. L’espace ne me manque nullement.


mme de repentigny

Vous êtes toujours bonne, chère mère. Une aïeule entre mille.


m. de courpon

Je vous remercie, Madame. Cela vient à point. Et ces enfants sont dignes, je crois, de votre sollicitude. Leurs figures avenantes et honnêtes me rassurent.

D’un signe, le capitaine appelle un des matelots. Il lui intime l’ordre de conduire le groupe compatissant jusque dans la cale du vaisseau. Le père Jogues s’y trouve encore auprès des enfants abandonnés.

Le bon jésuite s’attarde auprès du malade. Il pose à Perrine quelques questions supplémentaires au sujet de sa famille. Cela complète les renseignements déjà reçus. Julien l’idiot a re-