Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/39

Cette page a été validée par deux contributeurs.
39
Les aventures de Perrine et de Charlot


Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923 (page 17 crop).jpg

V

À Dieppe


Il est tard. Le soleil descend à l’horizon. L’animation a cessé dans la ville. Comme Perrine se sent engourdie du long séjour dans la voiture ! De l’embarras se devine dans sa physionomie rembrunie. Que fera-t-elle ? Où ira-t-elle ? Le vieil Ephrem la considère tandis qu’elle soulève ses paniers et tend la main à Charlot.


le conducteur

Écoute, Perrine. Je sais que tu dois te rendre chez la tante Claudine Le Jeal. Cela ne te sourit pas. À moi non plus. Tu soupires, ma pauvre mignonne. Comme tu as raison. Elle t’en fera voir de belles, la tante ! Je ne te le cache pas, afin que tu t’armes de courage. On la connaît ici, à Dieppe. On ne l’appelle que « la vieille mauvaise riche. » C’est comme dans l’Évangile, tu sais, il y avait un mauvais riche qui…

Perrine fait signe que oui. Elle n’ose répondre. S’il allait la questionner et deviner son projet de fuite. Oh ! non, non…


le conducteur

Eh bien, petite fille, j’ai l’idée que si tu arrives à cette heure-ci, seule avec Charlot, la tan-