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Les aventures de Perrine et de Charlot

Un sourire d’ineffable contentement, glisse sur la figure de Perrine. Elle s’étire légèrement, puis s’immobilise. Quelques secondes plus tard un souffle régulier soulève sa poitrine.

Le médecin regagne le petit salon de Madame Le Gardeur. Il rayonne. Tous le suivent.


le docteur, à Mme de Repentigny.

Sauvée ! Madame, vous avez sauvé cette petite ! M’entendez-vous ? Les mots qu’il fallait dire, vous les avez trouvés. Oh ! les femmes, les femmes, quelles incomparables garde-malades !


Mme de repentigny, souriant.

Les mères voulez-vous dire, Monsieur le docteur ! C’est un peu notre mission, je crois. Mais je suis heureuse que la Providence ait bien voulu se servir de moi.

(À l’abbé de Saint-Sauveur.)

N’est-ce pas étrange, M. l’abbé, mais je crois sincèrement ce que je viens de prédire à Perrine. J’ai l’intime conviction que le pauvre petit Charlot est vivant.


l’abbé de saint-sauveur

Puisse votre pressentiment être vrai, Madame !


catherine de cordé

Dieu vous entende, ma belle-fille !


le docteur

Je vous quitte, car la victoire est gagnée grâce à Madame, je le répète.

(Il s’incline.)

À demain, Mesdames, M. l’abbé. Venez-vous, Olivier ?


olivier le tardif

Avec plaisir, docteur. Ah ! quelle consolante nouvelle j’apporte à ma femme !



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