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Les aventures de Perrine et de Charlot


catherine de cordé, apercevant le médecin.

M. le docteur quel soulagement de vous voir revenir ! La maladie de notre petite entre dans une phase aiguë, j’en ai peur. Ma belle-fille est à son chevet. Sa vue calme toujours l’enfant.


le docteur

Oui, oui, Madame. J’ai constaté cela.

(Il ouvre son sac, et retire certains objets.)

On frappe à la porte. Doucement, bien doucement Olivier Le Tardif pénètre dans la pièce.


olivier le tardif, les yeux anxieux.

Madame, j’apprends qu’il y a un changement grave dans l’état de Perrine.

(Voyant le médecin.)

Qu’en pensez-vous, M. le docteur ?


le docteur, sans se retourner et soucieux.

Rien encore. J’arrive, Monsieur.


catherine de cordé

Votre femme ne vous a pas accompagné, M. Olivier ?


olivier le tardif

Louise se disposait à me suivre. Mon beau-père, M. Couillard, l’a fait mander. Jean Nicolet et Marguerite, sa femme débarquent justement des Trois-Rivières. Vous connaissez l’affection qui unit la plus jeune soeur à son aînée. Ma femme est partie ausitôt.


catherine de cordé, émue.

Cher M. Olivier, je suis profondément touchée de votre sollicitude envers Perrine. Pas un jour vous n’avez manqué votre visite auprès d’elle. Et cela depuis si longtemps !