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XXXII

La maladie de Perrine


Revenons enfin à Québec,… et à Perrine !…

Juillet s’annonce d’une chaleur intolérable en cet été de l’an 1639. Les colons, en quête de fraîcheur, s’enfoncent dans la forêt dès qu’un peu de loisir les favorise.

Chez les Repentigny un silence profond enveloppe la large maison de pierre. Les fenêtres sont closes, sauf une croisée entr’ouverte à l’une des pièces qu’habite au rez-de-chaussée, l’aïeule, Madame Le Gardeur.

Marie-Madeleine de Repentigny apparaît à la porte d’entrée. Elle regarde au loin avec inquiétude. Ah !… Enfin !… Un gentilhomme s’avance dans le sentier, à gauche de la maison. Il tient un sac dans la main droite, son bras gauche supporte deux flacons.

De son pas léger, très rapide, la jeune fille rejoint le visiteur.


marie-madeleine de repentigny

Je vous salue, M. le docteur. Venez vite. Perrine va plus mal. Elle ne nous reconnaît plus depuis ce midi.