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Les aventures de Perrine et de Charlot

ve, qui fait sursauter Charlot, vibre soudain près d’eux : « Hé ! là, les amis, qu’y a-t-il donc qui vous tient ainsi inoccupés ? Et la manœuvre ? » C’est M. de Courpon, c’est le capitaine du navire nouvellement arrivé, qui s’inquiète avec raison de son équipage.

Tout en ne lâchant pas Julien qu’il entraîne, Charlot sort du groupe et apparaît devant M. de Courpon.


charlot, s’inclinant.

Ne grondez personne, M. le capitaine. Tout cela, c’est ma faute.


m. de courpon, surpris, mais souriant du ton crâne de Charlot.

Ta faute, mon gosse ? Mais qui es-tu, d’abord ?


charlot, déçu.

Vous ne me reconnaissez pas, M. le capitaine ? Oh ! que j’en suis marri ! Julien, dis un peu à M. de Courpon qui je suis ?


m. de courpon, mettant ses deux mains sur les épaules de l’enfant qu’il baise au front.

Inutile, mon petit Charlot, inutile. J’y suis. Mais tu sais, c’est le bonheur qui marque la figure de Julien qui m’éclaire.


julien l’idiot

Mon capitaine, je suis si heureux que le cœur m’en fait mal. Je ferai brûler une grosse chandelle devant Notre-Dame, ce soir, pour lui dire ma joie.


m. de courpon, ému lui aussi.

C’est cela, c’est cela.

(D’une voix taquine.)

Mais tu as sans doute besoin d’un congé, ce soir, Julien ?