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Surprise !


Enfin la température se montre favorable et Charlot est prié de se tenir prêt pour le 4 mai au matin. « Le Saint-Joseph » lèvera l’ancre, au petit jour. Que l’enfant se sent ému à cette nouvelle. Sa protectrice s’en montre si triste que le petit n’ose manifester sa joie. D’ailleurs le chagrin de la séparation l’affecte aussi. Depuis quatre mois il a accoutumé d’accourir près de la bonne hôtesse, de lui confier ses ennuis, de prendre ses conseils, de causer longuement avec elle de ceux qu’il aime. Avec quelle ferveur, matin et soir, il prie près d’elle. Souvent, le soir, après un dernier baiser, il lui souffle tout bas : « Cousine, Madame la Vierge m’aime beaucoup puisqu’elle m’a donné une si bonne gardienne. Je l’en ai remerciée tout à l’heure. »

Le 2 mai, dans l’après-midi, il y a du brouhaha autour du grand salon de Mme Le Jeal. On rassemble les nombreux colis que Charlot apporte au Canada. Le petit héritier a fait de riches emplettes auxquelles l’on a pas voulu s’opposer. Il se montrait si heureux d’apporter à chacun des cadeaux. Charlot s’agite joyeusement autour des