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Les aventures de Perrine et de Charlot


Mme le jeal

M. le chanoine… vous ne m’aviez… pas dit… que cet enfant… était le portrait vivant… de l’autre… mon petit chéri à moi !… Regardez le tableau… à droite,… mon Paul !…


le chanoine, hochant la tête.

C’est inutile. J’ai constaté, tout à l’heure la ressemblance. Quelle douce consolation Dieu vous envoie dans vos souffrances, Madame Le Jeal !


Mme le jeal, désignant la bonne hôtesse.

Qui est… cette personne ?


le chanoine

La protectrice de Charlot, son bon ange, celle qui a eu l’heureuse inspiration de venir ici sans tarder. Nous vous apprendrons peu à peu quelles ont été les épreuves de votre neveu, Madame Le Jeal.


Mme le jeal

Que tous deux… s’installent… dans ma maison…

(Puis une larme roule sur sa joue.)

Que le petit ne me quitte pas… Ce ne sera pas pour longtemps.

Charlot s’est agenouillé près de sa tante. Il a pris sa main décharnée dans la sienne. Doucement, il la baise et la caresse. Puis, apercevant tout près un siège bas, il s’en empare et très confortablement s’installe aux pieds de l’invalide. Il reprend sa main.

Le prêtre fait un signe, à la bonne hôtesse. Tous deux, sans bruit, quittent la pièce.


le chanoine, de retour au salon.

Ma bonne dame, vous avez entendu la recommandation de Mme Le Jeal : demeurer ici