Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/234

Cette page a été validée par deux contributeurs.
234
Les aventures de Perrine et de Charlot

les regards, à cet instant, convergent vers lui. Que va-t-on dire ? Heureusement la bonne hôtesse se rapproche de la table. Elle questionne du regard et de la voix.


la bonne hôtesse

Que se passe-t-il, par ici ? Pourquoi cette mine, Charlot ? Aurais-tu brisé quelque vaisselle précieuse ? Bah ! tu sais bien que tu es pardonné d’avance.


charlot

Non, cousine, ce n’est pas cela. Mais…

(et des yeux pleins de détresse se lèvent vers elle.)
je me sens las, tout à coup, permettez-moi d’aller me reposer ?

la bonne hôtesse

C’est cela, petit, va dormir. Tu aurais dû te retirer plus tôt.

(Elle le baise au front, et le suit des yeux, un peu inquiète.)

l’hôte taquin

Hé ! hé ! ma bonne dame, votre mioche de cousin n’aime guère la plaisanterie. Pardi ! c’est ça sa fatigue.


la bonne hôtesse, se retournant vivement.

Quelle plaisanterie avez-vous faite, Thomas Balourd, dites ?

(Ses sourcils se froncent en entendant la voix avinée de son interlocuteur.)

l’hôte taquin

Une petite drôlerie, ma bonne dame, toute petite ! J’ai comparé le cousin à un jeune sauvage. Ce qu’il en est resté coi, figé ! Ah ! Ah ! Ah ! est-il fier le petit pendard, est-il fier ! Histoire de rire, pourtant, tout cela.