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XXIII

De nouveau sur le sol de France


La traversée est rude. Parti le 15 août de l’île de Miscou, à bord d’un vieux navire qui semble reculer au lieu d’avancer, on ne débarque sur les rives françaises que les premiers jours de novembre. Immédiatement, on se met en route pour Paris. Jusqu’à la fin de décembre, le temps s’écoule fort agréablement pour les sauvages, quoique la visite au roi, objet suprême de leur voyage, se voit sans cesse différée. Le peuple, en liesse, depuis la naissance du dauphin, le futur Louis XIV, qui venait au monde le 5 septembre 1638, fait fête aux Peaux-Rouges. Ce n’est que visites, entretiens à l’aide de truchements, promenades, longues stations dans les rôtisseries célèbres, arrêts à tel ou tel monument. Des attroupements se forment où que les sauvages paraissent. Iouantchou fils et ses compagnons se montrent ravis de l’intérêt qu’on leur témoigne, et font belle mine aux curieux. Ils batifolent, dansent, poussent leurs ho ! ho ! coutumiers, s’inclinant ainsi, expliquent-ils, devant « le grand peuple