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XIX

Le pensionnat du côteau Sainte-Geneviève



Le père Le Jeune avait exprimé le désir de voir Mesdames Le Gardeur, de Repentigny et de la Poterie, assister au cours qu’il donnait, chaque semaine, chez Madame Hubou. Il réunissait pour la circonstance des enfants sauvages, filles et garçons, et tous les petits Français et les petites Françaises. Cela donnait de l’émulation aux enfants des bois qui désiraient imiter les élèves de France. Le jésuite ajoutait, souriant malgré lui des mots pompeux : « Mesdames, souvenez-vous que vous entrerez ce jour-là, au « pensionnat du côteau Sainte-Geneviève. » Ah !… continuait-il, quelle joie j’ai ressentie lorsque, cet été, Madame Hubou a bien voulu prendre la direction de notre premier et modeste séminaire. Six Huronnes, comme vous le savez, le composent. Quelle diplomatie j’ai dû déployer pour décider les parents à nous laisser leurs enfants ! Le gouverneur, M. de Montmagny, et Jean Nicolet, si influent auprès des Sauvages, m’ont prêté main-forte. « Cela me sem-