Page:Daveluy - Les aventures de Perrine et de Charlot, 1923.djvu/155

Cette page a été validée par deux contributeurs.
155
Les aventures de Perrine et de Charlot


catherine de repentigny

Si nous courrions toutes l’embrasser ?


marie de la poterie

Peut-être qu’il n’aimerait pas cela. Ce n’est pas un papa, M. de Normanville.


anne du hérisson

Et puis, on embrasse en faisant un cadeau. C’est par-dessus le marché, la caresse. Père dit toujours cela.


catherine de repentigny, découragée.

Alors, je ne sais plus, moi.


tous les enfants

Nous ne savons plus.


perrine

Je vais demander conseil à ma grande amie, Marie Le Neuf.


anne du hérisson

À tante Marie ? C’est cela, c’est cela. La voici justement.

Marie Le Neuf s’approche en souriant des enfants. Ils font quelques pas au-devant d’elle.


marie le neuf

Qu’est-ce que vous voulez, mes chéris ? Vous avez l’air inquiets.


anne du hérisson

Tante, nous voulons offrir un cadeau à M. de Normanville, cet après-midi, au retour de la course. Et nous ne trouvons rien, rien.


tous les enfants

C’est vrai cela, aidez-nous !


marie le neuf

Je vais vous proposer quelque chose. Allons