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Les aventures de Perrine et de Charlot

s’adresse à Jean Nicolet, qu’elle aime de tout son cœur, cela n’est plus un secret pour personne ! Le jeune homme feint toujours de ne pas le remarquer. Ce n’est encore qu’une gamine, cette jolie Margot !


marguerite couillard

Oh ! Jean, mon ami Jean, racontez-nous votre arrivée chez les Ouinipigons, au fond de la baie Verte.

(Elle se tourne avec respect vers le P. Le Jeune.)

Père, n’est-ce pas que cette aventure est unique. Allez, Jean, je vous prie, allez ?


jean nicolet, riant.

Voyez-vous cette Margot ! Et si je refuse de capter à mon profit l’attention de mes hôtes ?


marguerite couillard, avec une moue.

Alors, je ne vous aimerai plus.


olivier le tardif, taquin.

Et c’est possible, Margot ?

Marguerite Couillard se détourne, un peu vexée ! Mais on vient à la rescousse de partout. Et bientôt Jean Nicolet, l’explorateur, est forcé de se rendre. Avant de commencer son récit, il fait voir à ses visiteurs le costume qu’il portait le jour de son arrivée chez les Ouinipigons. La robe est en beau damas de la Chine, toute parsemée de fleurs et d’oiseaux de toutes sortes.


jean nicolet

Vous êtes étonnés, sans doute, à la vue de ce costume fantasque. C’est que Samuel de Champlain, — et moi aussi, du reste, — croyions découvrir quelques mandarins chinois en ces contrées lointaines, où aucun d’entre nous n’avait encore pénétré. Cela me servit. Ayant envoyé