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Les aventures de Perrine et de Charlot


jean bourdon, souriant.

Et ma femme, croyez-vous qu’elle le permettra ? Voyez ses signes de dénégation, sa frayeur !


jacqueline potel, rougissant.

Vous irez plus tard, Jean. Je souhaite, en effet, que vous ne me quittiez pas en ce moment. Qui sait ? Certains événements peuvent surgir…

(Jean Bourdon approuve de la tête, ses yeux deviennent lointains et doux.)

olivier le tardif

Et Perrine ? Et Charlot ? Madame Le Gardeur, sous la surveillance expresse de Julien et de la mienne, vous les laisserez bien venir, n’est-ce pas ? D’autant plus que ces petits ne seront pas les seuls enfants prenant part à l’excursion. Il y a aussi cette course aux Trois-Rivières, le 18 août prochain ! On ne saurait manquer cette fête. Quatre nations sauvages y assisteront. Oui Madame, quatre, vraiment !… Quel spectacle inoubliable ! Madame Le Gardeur je plaide ardemment pour Perrine et pour Charlot.


jean bourdon

C’est donc sérieux, Olivier, ce pari dont a parlé Jean Nicolet ? L’un des Godefroy va tenter cette aventure ?


olivier le tardif

Comment ! Mais vous savez bien, M. de Saint-Jean, que les sauvages prennent tout gravement et qu’il ne fait pas bon les tromper ! Ou, c’est alors, « gare à votre peau ! »


catherine de cordé

Et ce jeune homme, Monsieur, ce brave enfant, ne redoute pas l’agilité reconnue des sauvages ?