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Les aventures de Perrine et de Charlot


jean bourdon

Qu’avez-vous donc à nous raconter, Olivier ?

(Se tournant vers sa femme.)

Jacqueline, ma mie, pas de travaux ce soir. Nous causons. Petite Perrine, soyez tout oreilles également.


jacqueline potel, (Mme Bourdon.)

L’un n’empêche pas l’autre, Jean, il me semble.

(Elle sourit et plie son ouvrage.)

jean bourdon, avec affection.

C’est égal. J’aime à voir vos mains actives se joindre dans le repos.


olivier le tardif

Voilà, Mesdames, voici, M. l’abbé et chers amis. Un groupe d’amis, dont je fais partie, partira d’ici, après-demain, au petit jour, en route pour Trois-Rivières. La décision s’est prise irrévocablement il y a une demi-heure à peine. Alors, je me suis dit que peut-être quelques-uns d’entre vous désireraient se joindre à nous. Et je suis venu.


l’abbé de saint-sauveur

C’est fort aimable à vous, Olivier. Mais dites, quel est ce groupe ? Je suis tenté, je l’avoue, de m’y rallier.


jean bourdon, taquin.

Quelques heures passées à la pêche dans ce lieu poissonneux, que sont les Trois-Rivières, quel ravissant projet n’est-ce pas, cher abbé ?


l’abbé de saint-sauveur, riant.

Je ne nie pas cette faiblesse, chez moi, Jean, allez. Je m’en excuse cependant en songeant aux apôtres de Jésus. Ils excellaient à la pêche. Et