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Les aventures de Perrine et de Charlot

(Inquiet et se campant bien en arrière.)

Mais moi, je pousse droit, très droit, n’est-ce pas ? Et Perrine aussi ?


l’abbé de saint-sauveur, souriant et plaçant ses deux mains sur les épaules de l’enfant.

Souviens-toi, mon bon petit, que c’est ton âme surtout qui doit devenir droite et ferme. Et pour cela tu dois avoir en horreur, le mensonge, la cruauté, l’esprit de vengeance.


catherine de cordé, à Jean Bourdon.

M. de Saint-Jean, je crois que l’utile leçon que reçoit Charlot vous concerne également, à un autre point de vue. J’ai remarqué, moi aussi, les tendances dangereuses du jeune saule que vous avez pris en affection.


jean bourdon, s’approchant de la fenêtre.

Vous avez raison, Madame. Je vais y voir. Qu’en penses-tu, Charlot ? Veux-tu m’accompagner dans le bois ? À nous deux nous découvrirons bien une perche solide pour y appuyer le saule en voie de perdition ?


charlot, les yeux brillants.

Allons tout de suite, M. de Saint-Jean.

(Timidement.)

Et Julien ?


jean bourdon

Va pour Julien. Il viendra puisqu’il est indispensable à ton bonheur.


l’abbé de saint-sauveur, surpris.

Pourquoi vous déranger ainsi, cher ami ? Je verrai moi-même à tout cela. Vous avez donc des loisirs maintenant ?


jean bourdon

Des loisirs ! Allons, M. de Montmagny se