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Les aventures de Perrine et de Charlot

Hélas ! les jeunes filles, tout comme Perrine reculent devant ces moyens extraordinaires et douteux. Elles ont un regard de détresse vers la femme sauvage qui leur présente aussitôt la serviette d’honneur chez les Peaux-Rouges : quelques poignées de bois pourri, bien broyé ! L’on s’y nettoie tant bien que mal.

Après quelques mots de sympathie au malade, Marie Le Neuf et Louise Couillard se lèvent. Olivier Le Tardif s’offre à les accompagner.

En quittant la cabane, Marie Le Neuf aperçoit la femme sauvage occupée à retirer et à mettre de côté sur une écuelle les coeurs des deux tourterelles.


marie le neuf

M. Olivier, voyez donc, l’on enlève les coeurs des tourterelles avant de les cuire. Pourquoi donc ?


olivier le tardif, riant.

Les sauvages, Mademoiselle, ont un profond dédain de cet organe précieux des oiseaux. « Nourriture de femmes ! » disent-ils.


marie le neuf

Quelle étrange manie !


louise couillard, regardant de tous les côtés.

Nous ne voyons ni le père de Quen, ni Julien, ni Charlot. Où donc sont-ils passés ?


olivier le tardif

Avançons un peu. Je connais un coin de forêt qui plaît au père de Quen. Il s’y trouve quelques troncs de pins mousseux et fleuris « qui l’invitent à psalmodier, comme devant autant de belles stalles… Il se les figure par-