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Page:Daudet - La Belle-Nivernaise, 1886.djvu/61

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En route pour les verdures d’hiver et les bois du Morvan !

Adossé à la barre de son bateau, et entêté dans sa volonté de ne pas boire, François faisait la sourde oreille aux invitations des éclusiers et des marchands de vins étonnés de le voir passer au large.


Image 02 - Chapitre III


Il fallait se cramponner à la barre pour empêcher la Belle-Nivernaise d’accoster les cabarets.

Depuis le temps que le vieux bateau faisait le même voyage, il connaissait les stations, et s’arrêtait tout seul, comme un cheval d’omnibus.