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des clairons, les capitaines à la tête de leurs compagnies, nos braves sous-officiers en serre-file, les régiments, sous les plis claquants du drapeau qui semble rire à la victoire, aux mâles accents de la Marseillaise, défilent devant les représentants de la Patrie !

Si vous aviez assisté à ce spectacle grandiose, M. Descaves, vous auriez appris, à l’allure martiale, à la belle tenue, à la santé radieuse, à l’héroïque gaîté de nos soldats qu’il ne peut y avoir place dans leurs rangs pour toutes les plaies honteuses que vous avez voulu nous y montrer !


Et puis, prenez y garde, M. Descaves. En accusant les mœurs de l’armée, en taxant d’immoralité ceux qui sont ses véritables instructeurs, vous jetez l’injure à la France tout entière.

L’uniforme, tout le monde le porte, aujourd’hui. Les galons, ils sont l’apanage des plus dévoués et des plus dignes ; tous peuvent y prétendre ; et c’est maintenant surtout, que tout