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la somme qui dépasse le maximum fixé est déposée dans la caisse du trésorier (art. 90). »


Ainsi, rien n’échappe à l’œil vigilant du colonel.

N’est-elle pas légendaire au régiment, la visite de cet officiel supérieur dans les cuisines ? Qui ne l’a pas vu goûter diligemment au succulent bouillon qu’on prépare pour les hommes ?

M. Descaves a vraiment de l’impudeur lorsqu’il vient vous raconter que sous-officiers et bouchers s’entendent comme larrons en foire pour empoisonner nos soldats avec des viandes de rebut !

Et d’ailleurs, la condamnation sévère qui, tout dernièrement encore, frappait des misérables, coupables d’avoir fourni des vivres avariés aux troupes du camp d’Avor, est un exemple saisissant, présent à toutes les mémoires, de la surveillance exercée par l’autorité militaire pour rendre impossibles les faits avancés sans vergogne par l’auteur de Sous-Offs.